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jeudi 21 août 2014

l'Autre: le souffle de la hyène

L'Autre, tome 1: le souffle de la hyène de Pierre Bottero.

Le livre de poche, 330 pages.

Quatrième de couverture: "Natan est un sportif surdoué, membre d'une étrange Famille. Shaé possède, tapie au fond d'elle même, une Chose qu'elle ne maîtrise pas. Les deux adolescents sont séparés par des kilomètres, mais lorsqu'ils se rencontrent, ils se découvrent un héritage commun fascinant et dangereux. Suffira-t-il à combattre l'Autre, terrifiante incarnation du Mal?"

Mon avis: Avec ce livre, premier tome d'une trilogie, Pierre Bottero nous plonge directement dans un tourbillon d'événements: le rythme de l'histoire est rapide et l'ennui à des années lumières de nous. C'est une histoire d'aventure et de fantasy pour petits et grands. L'écriture est simple, claire et efficace. Le roman est rempli de suspens, d'épreuves, de mystères, d’entraide et d'amour (thème cher à l'auteur). 

Les personnages principaux: Natan et Shaé sont très bien décrits et attachants. Ils ont chacun leur propre caractère et apprennent à se découvrir et à s'accepter comme ils sont. On est immergé dans les sentiments qu'ils éprouvent et on les suit avec envie. Tout comme eux, on découvre leur véritable nature: leurs pouvoirs spécifiques liés aux différentes Familles. 

Depuis très longtemps, sept Familles détenant des pouvoirs particuliers se sont étendus dans notre monde. Des familles qui se sont liées mais aussi déchirées entre elles. J'ai adoré connaître leur histoire au fur et à mesure. Notamment, la "Maison" que seuls les membres des Familles peuvent pénétrer. Les pouvoirs de chaque Famille sont très intéressants. Et j'ai trouvé cette idée originale. 

Le suspens et l'action sont menés, entre autre, par les différents personnages qui apparaissent. Autant par des membres de la Famille comme Barthélémy ou Enola, ou encore par le mystérieux Rafi. Mais également par des ennemis qui ne cessent d'être de plus en plus nombreux: Helbrumes, Lycanthropes, Groens, etc.

Les lieux changent sans cesse et tout s'enchaîne très vite, on dévore donc chaque chapitre pour avancer dans l'histoire. A la fin du roman, on se pose encore énormément de questions sur la suite des événements, sur les Familles mais aussi sur les obstacles qui attendent nos deux héros. Il nous reste beaucoup de chose à découvrir!

J'aurais tout de même aimé par moment avoir plus de détails. En effet, j'ai passé un très bon moment de lecture mais j'aurais aimé en avoir plus. Dans l'ensemble, ce roman est tout de même très bien !

mercredi 20 août 2014

Louis le Galoup : le village au bout du monde

Louis le Galoup, tome 1 : le Village au bout du monde, Chroniques d'Occitània de Jean-Luc Marcastel

Quatrième de couverture: La nuit, le feu, une grande forteresse assaillie, une créature monstrueuse, un loup terrible, un loup debout... un galoup. Tel est le cauchemar qui hante Louis, dans son village au bout du monde, près de la Grande Brèche et de sa lueur maudite. Derrière le simple garçon des montagnes, un autre se cache, plus griffu, plus sauvage, plus loup, qui attend son heure. Mais cet autre sera-t-il assez fort pour sauvez son frère Séverin, l'impétueuse Roussotte, et le royaume? Car le Vicomte de Marsac et ses barons maléfiques se sont emparés du pouvoir et compte bien le garder.

Mon avis: Louis le Galoup est un très beau livre. Il est joliment illustré et "un petit précis des terres d'Oc à l'usage des voyageurs" l'accompagne. Ce petit précis enrichissant est composé d'une carte d'Occitània (une France coupée en deux pas la Grande Brèche et dont la capitale est Tolosa), d'un glossaire, de dessins accompagnés de citations de l'histoire et de recettes de cuisine du pays de Louis. Tout ce beau travail participe pleinement à l'immersion dans cet univers.

L'histoire de Louis nous est contée. Imaginez-vous, la nuit tombée au bord de la cheminée, à écouter une histoire merveilleuse et angoissante. L'auteur écrit d'une très belle plume ce premier tome et use d'expressions qui vous font voyager sur les terres d'Occitània.

J'ai dévoré ce livre pour la jeunesse aux courts chapitres. L'action et les événements s'enchaînent à un rythme entraînant tout en laissant une place à des explications claires qui vous mettent l'eau à la bouche.
Comme le titre l'indique, on se concentre sur Louis. Un jeune garçon qui va découvrir qui il est: tout d'abord, la part sombre tapie en lui qui se réveille et l'effraie mais aussi l'histoire de sa famille. De nombreuses péripéties vont finalement lier Louis, Séverin et Roussotte dans une aventure dangereuse qui ne fait que commencer.

J'ai beaucoup aimé l'univers présenté dans ce roman: une France chamboulée où les villes et les villages sont plus ou moins les mêmes que dans notre monde à une époque médiévale. 

Les personnages de Louis, Séverin et Roussotte sont très attachants. Les sentiments de notre héros sont bien décrits et on vit avec lui tous ses bouleversements. Thierry est un personnage rempli de mystère. Quant aux Vicomte de Marsac et au Baron de Malemort, on préférerait rester loin d'eux. 

L'auteur pose donc dans ce premier tome les personnages, l'univers et le début d'une dangereuse aventure remplie de mystère avec un style riche et agréable! 

mardi 19 août 2014

Krine: les pilleurs de cercueils

Krine: les pilleurs de cercueils, tome 1 de Stephane Tamaillon

Grund Romans, 283 pages
Roman jeunesse, Fantasy/Steampunk/ Enquête

Quatrième de couverture : Londres 1889. Le détective privé Hector Krine est chargé d’élucider une mystérieuse histoire de vols de cadavres. Son enquête le mène jusqu’au cœur des quartiers populaires de la capitale anglaise, où s’entassent les miséreux et les Grouillants, des créatures surnaturelles débarquées des quatre coins de l’Europe, fuyant les persécutions.
Quand la nécromancienne Hécate, son amour de jeunesse, est assassinée, l’affaire prend pour Krine une tournure très personnelle. Qui est vraiment Matthew ? Que lui veulent cette meute de loups-garous et cet étrange colosse coiffé d’un chapeau melon ? Quels liens les unissent aux pilleurs de cercueils ? Pour le découvrir, Krine va de voir se confronter à son passé et accepter ses origines…

Mon avis : Ce roman est mélange de fantasy et de steampunk. Nous suivons un détective privé tout au long de son enquête, loin d’être aussi simple qu’elle n’y parait.

J’ai beaucoup aimé me retrouver dans les rues de Londres à la fin du 19e siècle. Mais surtout une Londres où se côtoient les automates, des loups-garous, des goules, des mages, sphinx, leprechauns et encore bien d’autres créatures.

Beaucoup de références sont parsemées dans le livre comme le quartier de Jack l’éventreur, la créature d’un célèbre Docteur, l’adresse de Sherlock Holmes, etc… Des références qui participent à créer un univers sombre où les complots et les secrets couvent.

Mais l’univers créé n’est pas seulement fantaisiste car l’auteur a cherché à restituer une part d’histoire avec la géographie de la ville ou encore avec les problèmes des différentes classes. Nous naviguons principalement dans l’East End, le quartier des miséreux. On retrouve aussi la grève des dockers qui a eu lieu en 1889, année où se passe l’histoire. L’auteur invente donc un univers original sur un fond de vérité.

Notre héros Krine est un enquêteur avec des pouvoirs surnaturels dont il ne veut pas. C’est un homme de respect mais aussi prêt à tout pour découvrir la vérité. D’origine russe, il est proche de la condition des Grouillants qu’il comprend. Intelligent et bagarreur, il ne se laisse pas faire.
Matthew, jeune adolescent, va rendre fou Krine. Insolent, il est aussi doté d’un sens de l’humour mordant. De plus, ce jeune garçon a une place toute particulière dans notre histoire.
On croise beaucoup d’autres personnes comme Henry Jekyll, un ami fidèle de Krine, Walter Petterson un flic pourri, manipulateur et faible, ennemi juré de Krine à qui il vole toutes les réussites de Krine. Quant au sombre Brachislavich, il est aussi ténébreux qu’il n’y parait.

L’histoire débute entre la disparition de corps dans un cimetière et le décès d’Hécate, nécromancienne qui avait envoyé un message d’aide à l’enquêteur. Dans cette atmosphère de mystère, l’auteur file les différentes toiles d’une histoire bien menée. Tout finit par trouver une raison logique et du sens. Quant à la fin, elle ouvre sur une suite à découvrir dans le tome 2.

L’auteur réussit à nous emmener dans un univers steampunk-fantasy très crédible et sympa. J’ai aimé cette lecture agréable où l’histoire bien ficelée mêle action et logique !

mardi 18 février 2014

Les Lames du Cardinal tome 1

Les lames du Cardinal, tome 1 de Pierre Pevel

Tome 1 de 260 pages sur les 764 de l’intégrale de la trilogie, Bragelonne

Quatrième de couverture : Paris, 1633.Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire dans les plus grandes cours royales d’Europe.
Pour déjouer les complots, Richelieu dispose d’une compagnie d’aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Des hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal !

Mon avis : J’ai acheté l’intégral mais j’ai décidé de ne pas lire les trois tomes à la suite parce que ce roman est génial ! (c’est paradoxal, je sais)

Pas de doute possible avec Les lames du cardinal nous plongeons dans un livre de cape et d’épée remplit d’aventure, de duels, de complots, d’intrigues, de secrets, de magie, et de rebondissements constants. Il ne faut jamais se fier aux apparences car toutes les dix pages des révélations sont faites. Le suspens est très bien mené et je me suis laissée surprendre de nombreuses fois !

On retrouve dans ce roman les célèbres mousquetaires ainsi que le célèbre Cardinal de Richelieu, homme de grand pouvoir. Les personnages sont géniaux : ils ont tous leur caractère et leurs secrets. Se côtoient de vrais gentilshommes remplis d’honneur et de bravoure, des femmes à la beauté fatale ainsi que des malfrats sans scrupule qui n’hésitent pas à tuer. Dans ce premier tome, on apprend à plus ou moins connaître les personnages principaux et un peu de leur passé. Les Lames comprennent le capitaine La Fargue, Agnès, Ballardieu, Leprat, Almadès, Marciac et Saint-Lucq. La compagnie revoit le jour lorsqu’un ambassadeur d’Espagne demande au Cardinal de retrouver le chevalier d’Irebàn après sa dissolution cinq ans auparavant.

Les courts chapitres s’enchainent et alternent entre les différends personnages. Et même si les intrigues sont nombreuses, le lecteur n’est pas perdu. Au contraire, c’est tellement agréable d’être embarqué dans ce monde particulièrement riche !

Le Paris du 17e siècle est extrêmement bien décrit ? L’auteur nous livre un roman d’histoire auquel s’ajoute la fantasy et l’aventure. Il s’est très bien documenté, et le lecteur est plongé dans une ambiance très réaliste. De plus, au début de l’ouvrage, on trouve un plan de Paris détaillée avec le nom de certains lieux. On peut donc réellement se repérer. Les descriptions ne sont pas longues, bien au contraire elles apportent beaucoup à l’histoire.

Autre point très positif : la fantasy qui est mélangée à un roman de cape et d’épée. Elle est présente autour de la figure du dragon : à travers des dragons à l’apparence humaine, des dragonnets ou encore des dracs. Ils sont l’ennemi de la France et cherche à s’installer dans la capitale française. La Fantasy est dosée d’une manière intelligente : elle s’insère parfaitement dans l’histoire tout en ne dénaturant absolument pas le côté cape et épée.

La fin s’ouvre sur un final haut en couleur et s’ouvre sur de nouvelles révélations qui promettent un deuxième tome tout aussi bien, voir encore meilleur, enfin je l’espère ! Si vous aimez l’aventure, les romans de cape et d’épée et la fantasy, n’hésitez pas une seconde !


jeudi 13 février 2014

Les Kerns de l'Oubli : l'Exil

Les Kerns de l'Oubli, tome 1: L'Exil de Feldrik Rivat

411 pages, Les éditions l'Homme sans Nom

Quatrième de couverture : Plan d’ensemble. Vue d’oiseau. De la brume se dissipe, lentement, laissant percer la masse sombre d’une île. Elle se dresse, souveraine, dans son trône de pierre.
Almenarc ‘h.
Un vent violent balaye la scène. Assombrissant le ciel. Troublant les eaux du lac. L’Imprenable, forte d’un règne millénaire, vacille, sous la menace d’un simple silence. Eperon de roche, fière citadelle, toi dont le nom est porté comme une légende aux confins du monde, pourquoi trembles-tu ? Craindrais-tu les ambitions fragiles de quelques mortels ? Cataxak, l’étranger ? Ulnhor, le roi déchu ? Roch, le gardien au cœur rongé par la colère ? Non, plus encore que tout autre nom, Almenarc’h craint le dernier de ses fils. Erkan. Guerrier maudit. Honni. Banni. Eh bien tremble, belle endormie. Car la main aveugle qui guide ce malheureux, elle, n’ignore rien du secret de ses entrailles.

Mon avis : Un très bon roman d’Héroic Fantasy !

L’univers à la fois complexe et complet est à découvrir ! Une carte à la fin du livre permet d’avoir une idée précise de ce nouvel univers dont on découvre les nombreuses contrées page après page. L’ambiance est assez sombre. Assassinat, complots, combats, magie, malédiction sont au rendez-vous.

Dès le début du livre, le lecteur est propulsé dans l’action. L’histoire s’ouvre sur une bataille et nous plonge directement au cœur des intrigues. L’histoire est bien construite. L’action et les changements de personnages font avancer le roman et donnent du rythme. Les informations sont distillées au fur et à mesure. J’avais une légère appréhension en commençant le roman : je pensais m’y perdre un peu et finalement l’auteur gère son histoire de manière très claire. Quant à la fin, on est obligé de la lire d’une traite tellement les révélations qui y sont faites sont énormes.

Chaque chapitre correspond à un personnage différent. Leur nom est d’ailleurs indiqué au début du chapitre. Rédigé à la première personne et au présent, le livre immerge le lecteur. En effet, ce dernier voit à travers les yeux du personnage et bénéficie de ses pensées et émotions. Chaque personnage possède son propre style : ce qui permet très rapidement de les identifier les uns des autres.

La plume de l’auteur est très agréable. Et le roman très bien écrit. Il faut aussi souligner la présence d’un lexique, d’un glossaire et d’un récapitulatif des personnages. La couverture est belle. Ce livre vraiment soigné est un vrai plaisir entre les mains.

Les personnages sont parfaitement reconnaissables grâce à leur caractère et leur comportement. J’ai adoré l’expression du Vieux-Sage Telleran et le caractère bien trempé de Siham la guérisseuse. Ulnhor le roi d’Antan m’a fait bien rire. J’ai aussi énormément apprécié la présence de Cataxak le fourbe : un personnage sombre et cruel. Les personnages sont différents, ils ont leur propre histoire et sont bien loin d’être parfait et irréprochable. Confrontés à des puissances qui les dépassent, Erkan, Siham, Roch, Telleran, …, plus ou moins en interaction, vont vivre des épreuves difficiles dans un monde qui court à sa perte.


Les kerns de l’oubli est une saga d’hérioc fantasy prometteuse ! 

dimanche 9 février 2014

L'étrange vie de Nobody Owens

L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

254 pages, J'ai lu. 

quatrième de couverture: Nobody Owens était presque encore un bébé quand sa famille a péri sous la lame du plus célèbre des tueurs de Londres, le Jack. La nuit du drame, il est  cependant parvenu à se réfugier dans un cimetière, où un couple de fantômes l'a recueilli et l'a élevé comme l'un des leurs, sous l'oeil bienveillant de Silas, son ami ni vivant ni mort. Mais cette période heureuse est aujourd'hui révolue, car le Jack rôde toujours, et l'heure est venue d'aller l'affronter une bonne fois pour toutes. A l'extérieur. 

mon avis: Je n'ai lu pour le moment que 90 pages. Et je n'ai absolument pas accroché. Pourtant l'univers me plait ainsi que certains personnages. Mais il n'y a rien à faire, je ne parviens pas à ouvrir de nouveau ce livre. Je ne sais pas vraiment si cela vient de l'écriture, ou autre, mais j'ai finalement pris la décision de mettre ce roman sur PAUSE. Je reprendrais sans doute ma lecture dans quelques temps, en espérant cette fois-ci accrocher et prendre du plaisir. 

                                           ...Lecture en PAUSE...

jeudi 30 janvier 2014

Fièvre Noire

Fièvre noire, Les Chroniques de MacKayla Lane, tome 1 de Karen Marie Moning.

413 pages, J'ai lu.

Quatrième de couverture: " Ma philosophie tient en quelques mots: si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faes. Pour moi, un bon fae est un fae mort. Seulement, les faes Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour... le sexe.
Au fait, Je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.
La bonne nouvelle: nous sommes nombreux.
La mauvaise: nous sommes le dernier rempart contre le chaos."

Mes quelques mots : Ce premier tome (sur cinq, je crois) m’a beaucoup plu. Il marque le début d’une aventure dangereuse dans une Irlande remplie de folklore. Le livre nous offre une lecture agréable et rapide.

Fièvre noire nous transporte dans un Dublin plein de dangers. MacKayla Lane est une jeune américaine tout droit sortie de sa Géorgie où elle n’a rien vécu de bien exceptionnel. Elle débarque à Dublin en Irlande pour retrouver l’assassin de sa sœur ainée dont elle ne supporte pas la tragique disparition. Laissant derrière elle, une vie insouciante et ses parents dont elle est très proche, Mac se retrouve seule face à des créatures qu’on ne croise même pas en cauchemar et avec un dernier message très étrange de sa sœur sur le Sinsar Dubh. Ses pas finissent pas l’emmener dans une librairie où elle va rencontrer le mystérieux Barrons.

L’histoire avance avec un bon rythme. De nombreuses scènes d’action font progresser l’histoire et la fin est prometteuse ! On trouve également quelques scènes bien marrantes au milieu d’un univers tout de même sombre. Le folklore irlandais devient le pire cauchemar de Mac qui se trouve au milieu d’un bon paquet d’ennemis. Les créatures Unseelie ne font pas rêvées et finalement Mac s’en sort plutôt bien face à ces monstres. Je n’ai pas toujours été surprise par les évènements mais la course au Sinsar Dubh reste passionnante.

J’ai mis un peu de temps à m’attacher à l’héroïne au début mais finalement derrière ses vernis et ses jolies tenues, c’est une jeune femme très humaine qui malgré les épreuves qui l’accablent, ne baisse pas les bras. Mac a un fort caractère qui ne lui facilite pas totalement la tâche mais c’est grâce à cela qu’elle se surpasse pour sa sœur disparue, pour ses parents, … Finalement, ses réactions sont souvent très justes et on finit par se préoccuper de son sort en la suivant dans des endroits où il ne vaut mieux pas mettre les pieds. Quant à Barrons, cet homme est bourré de mystères et de secrets. On en sait très peu sur lui mais j’ai adoré ce personnage dont j’ai très envie de connaître l’histoire.


L’auteur pose les bases de ce nouvel univers. Les personnages à la forte personnalité sont très attachants. Le mystère sur la mort d’Alina (la sœur de Mac) commence un tout petit peu à dévoiler des indices. Mais les réponses à toute cette histoire sont encore loin d’être trouvées. En tout cas, j’ai très envie de lire la suite. 

vendredi 24 janvier 2014

Les Fiancés de l'hiver: la passe-miroir

Les Fiancés de l'hiver, livre 1 : La passe-miroir, de Christelle Dabos

Gallimard jeunesse, 518 pages.

Illustration de Laurent Gapaillard.

Quatrième de couverture: Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers: elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. A quelle fin a-t-elle été choisie? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Mon avis : Ce magnifique roman est un réel et profond coup de cœur pour moi !

La Passe-miroir est le premier tome d’une saga fantastique, qui a priori comptera quatre livres. Et attendre la suite, ne va pas être chose aisée, croyez-moi. J’ai dévoré ces 500 pages en quelques soirées et finir la dernière page n’a pas été facile puisqu’à présent il faut patienter (ce qui n’a jamais vraiment été ma tasse de thé au niveau de la lecture).Sinon, c’est simple, j’ai tout aimé : l’histoire, l’écriture, les personnages, l’univers, jusqu’à l’illustration de la couverture qui est splendide.

J’ai adoré la plume de l’auteur et son imagination. Elle nous offre un univers que j’aime profondément. Le monde a éclaté et s’est dispersé en plusieurs morceaux : l’arche d’Anima où Ophélie vit avec sa famille, le Pôle avec sa capitale flottante… J’ai vraiment aimé les différents lieux que l’on découvre au fur et à mesure du livre : que ce soit les archives, la citacielle, le clairedelune… que de bonnes idées ! J’ai apprécié les différences entre Anima et le Pôle : la manière d’y vivre n’y est pas du tout la même et le dépaysement d’Ophélie est total.

Il faut dire que ça n’a pas été bien compliqué de m’identifier à l’héroïne de l’histoire : Ophélie est une jeune fille brune, aux boucles folles, qui portent de grandes lunettes, murmure plus qu’elle ne parle, enfouie son visage dans son écharpe et préfère les objets de son musée plutôt que de penser à se marier et de bien paraître. (Vous venez au passage d’avoir une jolie description de moi-même, la seule différence est la taille puisqu’Ophélie est toute petite). Ophélie possède également de magnifiques pouvoirs : celui de liseuse, autrement dit de lire le passé des objets (et de leurs possesseurs) jusqu’à leur création, ainsi que de pouvoir traverser les miroirs. (Je trouve d’ailleurs ce pouvoir génialissime et très pratique). J’ai trouvé qu’Ophélie malgré sa situation ne se laissait pas marcher sur les pieds, qu’elle cherchait tout de même à penser par elle-même et à garder sa liberté. Elle est humaine, intelligente et très attachante.

Le second personnage dont je suis tombée sous le charme et tout simplement son fiancé : Thorn. Ce personnage m’a attiré dès le début. Sa grandeur, son caractère froid, ses yeux qui transpercent, son accent du nord, ses cicatrices… J’avoue j’aurais aimé qu’il desserre un peu les mâchoires pour qu’on en apprenne plus sur l’histoire en général ainsi que sur la sienne ! Je n’aurais jamais pensé être aussi intriguée par cet intendant. Ce personnage est complexe et c’est le moins qu’on puisse dire. Le seule hic : ce sont les sentiments d’Ophélie à son égard…je ne sais pas trop quoi en penser, j’espère juste qu’il y aura une certaine évolution. J’ai compris l’héroïne mais en tant que lectrice, j’espère dans le second volé une nouvelle tournure des choses. Parce que malgré les non-dits de Thorn et ses défauts, je suis sûre que ce personnage est bon (ou alors je me plante complètement, mais laissez-moi mes illusions !).

D’autres personnages m’ont également plu comme Archibald, Berenilde, Roseline, … ainsi que les (inquiétants) esprits de famille. Ils ont tous leurs propres personnalités et sont bien reconnaissables. Tous complexes et vrais.

Les différentes intrigues m’ont tenues en haleine tout le long. Et j’ai de nombreuses questions auxquelles je n’ai pas de réponse. J’ai été réellement surprise à plusieurs reprises : ce qui ne m’arrive pas si souvent que ça finalement. J’ai souvent des doutes, ou des hypothèses… mais je dois dire que dans ce cas, je me suis vraiment laissée porter par l’histoire.


Je m’arrête là, sinon je vais finir par tout vous dire. Mais je pense que vous avez largement compris que j’attends la suite avec une folle impatience, rêvant à ce deuxième volume ! Et j’espère vous avoir donné envie de lire ce roman !